En classe, les élèves ne se contentent pas d'utiliser les objets : ils les observent, les questionnent, puis les recréent. Programmation, modélisation et impression 3D, objets connectés, analyse critique des usages : beaucoup de projets vont de l'idée jusqu'au prototype. Au Lycée Français de Tananarive, cet enseignement suit le programme français officiel, le même que dans tout le réseau mondial de l'AEFE.
Découvrir le parcours, de la 5e à la 3eUn parcours progressif et cohérent sur tout le cycle 4, de la 5e à la 3e, avec des compétences qui se construisent d'une année sur l'autre.
De l'idée au prototype : les élèves conçoivent, fabriquent, testent et améliorent des objets qui répondent à un besoin réel, seuls et en équipe.
Programmation (Micro:bit, Arduino, mBlock), modélisation 3D et fabrication numérique, avec les outils pour passer de l'écran à l'objet.
Comprendre et questionner les technologies, leurs usages, leur éthique et leur impact sur l'environnement et sur la société.
Une discipline de conception et de fabrication, qui part d'un besoin réel pour aboutir à un objet qui n'existait pas encore.
La technologie est la matière qui apprend à votre enfant à répondre à un besoin concret en imaginant, en fabriquant et en améliorant des objets. Là où la physique-chimie et la SVT cherchent d'abord à comprendre le monde tel qu'il est, la technologie cherche à le transformer utilement : rendre un déplacement plus sûr, un geste plus facile, un appareil plus économe ou plus simple à réparer. On y part toujours d'une question de la vie de tous les jours : de quoi a-t-on besoin, et comment le réaliser sans gaspiller ?
En classe, votre enfant suit une démarche complète, celle des ingénieurs et des artisans. Il observe un besoin et analyse des objets existants, pour comprendre comment ils fonctionnent et pourquoi ils ont cette forme. Il imagine une solution et la dessine, souvent à l'aide d'un logiciel de modélisation en trois dimensions. Il fabrique un prototype, à la main ou avec des outils numériques. Quand l'objet doit réagir tout seul, il le programme pour qu'il détecte, mesure ou se déplace. Enfin il teste, corrige et évalue l'impact de sa réalisation : coût, matériaux, énergie, possibilité de la réparer. Cette boucle, essayer puis améliorer, est au cœur de la matière.
Au collège, la technologie est elle-même comptée parmi les disciplines scientifiques, au même titre que la physique-chimie et la SVT. La différence tient au point de départ. La physique-chimie étudie les lois de la matière et de l'énergie, la SVT étudie le vivant, le corps et la planète : toutes deux cherchent à expliquer un phénomène qui existe déjà. La technologie, elle, part d'un besoin humain et aboutit à un objet qui n'existait pas encore. Les unes répondent à « pourquoi cela se passe ainsi ? », l'autre à « comment fabriquer ce dont nous avons besoin, et à quel prix pour l'environnement ? ». Les trois se complètent : un bon projet technique s'appuie sur les connaissances scientifiques, mais il les met en action.
Rien n'est abstrait en technologie : tout passe par des objets du quotidien. Selon les niveaux, les élèves étudient et conçoivent par exemple un éclairage qui s'allume tout seul, une barrière de parking, un arrosage qui se déclenche selon l'humidité de la terre, un petit robot qui suit une ligne, ou un objet connecté qui mesure une donnée et l'affiche. Ils manipulent des cartes programmables simples (la carte Micro:bit, puis la carte Arduino), dessinent des pièces en trois dimensions, et programment d'abord par blocs, avec des logiciels tels que Scratch ou mBlock, avant d'écrire de véritables instructions. L'objectif n'est pas de former de futurs informaticiens, mais de comprendre de l'intérieur les objets qui nous entourent.
La technologie développe deux qualités précieuses. D'abord un esprit critique face au numérique : en programmant eux-mêmes un objet connecté et en voyant quelles données il collecte, les élèves comprennent ce qui se passe derrière un écran, ce qu'une machine sait faire et ce qu'elle ne sait pas faire. Ils deviennent des utilisateurs lucides plutôt que de simples consommateurs. Ensuite, elle ouvre des portes pour l'orientation : la conduite de projet, la logique, la fabrication et le codage servent de base à de nombreux métiers, techniques comme créatifs, bien au-delà des seules filières scientifiques. Même un élève qui ne deviendra ni ingénieur ni développeur y gagne une méthode utile pour toute sa scolarité : analyser un problème, essayer, se tromper sans se décourager, puis améliorer sa solution.
Un parcours cohérent sur trois ans. Chaque année s'appuie sur la précédente : on observe et l'on comprend, on programme et l'on fabrique avec méthode, on conçoit et l'on prend du recul.
La 5e est l'année de l'éveil et de la curiosité. Tout part du concret, de l'objet familier : un vélo, un stylo, un réfrigérateur. L'élève apprend à regarder autrement ce qui l'entoure et à se poser les bonnes questions : à quoi cela sert, comment est-ce fait, quel est l'effet sur la planète ? Il fait aussi ses premiers pas dans le dessin en 3D et dans la programmation, dans un esprit de découverte.
En 4e, l'élève passe de l'observation à l'action. Après avoir compris comment fonctionnent les objets, il apprend à les faire fonctionner lui-même : il programme de vraies cartes électroniques, conçoit des pièces et les fabrique. C'est l'année de la méthode : on ne bricole pas au hasard, on part d'un besoin, on écrit un cahier des charges, on conçoit, on teste, on recommence.
En 3e, l'élève devient concepteur. Il ne se contente plus d'exécuter : il imagine, il décide, il justifie ses choix. L'année est tournée vers un projet ambitieux, la création d'un objet intelligent, et vers l'esprit critique. C'est aussi l'année de la préparation au brevet et de la prise de parole, où l'élève apprend à présenter et à défendre son travail devant un public.
D'une année sur l'autre, c'est la même ambition qui se déploie, avec un niveau d'autonomie de plus en plus élevé. En 5e, votre enfant comprend le monde technique qui l'entoure. En 4e, il apprend à agir sur lui, en programmant et en fabriquant avec méthode. En 3e, il conçoit ses propres solutions et porte un regard éclairé sur les technologies. Comprendre, faire, concevoir : trois étapes d'un même chemin, qui préparent l'élève au brevet, mais aussi à sa vie de futur citoyen dans un monde numérique.
Ce que les familles doivent savoir sur la place de la technologie au diplôme national du brevet, sans rien promettre qui ne soit acquis.
À partir de la session 2027, les sujets écrits du brevet portent sur le seul programme de la classe de 3e, et non plus sur l'ensemble du cycle 4. Ce que votre enfant travaille en 3e correspond donc directement à ce qui peut être évalué à l'examen.
Le brevet comporte une épreuve de sciences d'une heure. Elle ne couvre pas les trois sciences en même temps : elle porte sur deux disciplines parmi trois, la physique-chimie, la SVT et la technologie, comptant chacune pour 10 points. Les deux disciplines retenues sont choisies puis publiées officiellement environ deux mois avant l'épreuve. Elles ne sont donc pas tirées au sort le matin de l'examen : les élèves savent à l'avance sur quoi ils seront interrogés. La technologie fait bien partie des disciplines susceptibles d'être retenues, au même titre que les deux autres.
La note finale combine deux parts : le contrôle continu, qui compte pour 40 %, et les épreuves de fin d'année, pour 60 %. Cette répartition n'est pas une nouveauté de 2027, elle s'applique depuis la session 2026. Le contrôle continu valorise le travail mené toute l'année dans toutes les disciplines, technologie comprise : la régularité en cours pèse réellement dans le résultat.
Au-delà de l'écrit, la technologie peut trouver sa place à l'épreuve orale. L'oral du brevet est une soutenance : l'élève y présente un projet qu'il a mené, explique sa démarche, justifie ses choix et répond aux questions du jury. Un projet de technologie, par exemple la conception d'un objet connecté, peut servir de support, au même titre qu'un projet mené dans une autre discipline ou dans un parcours éducatif. C'est l'occasion de montrer des compétences que l'écrit met moins en lumière : expliquer un raisonnement, structurer un exposé, défendre un travail.
Nous préférons rester transparents : le calendrier précis de l'examen à Madagascar n'est pas encore connu. Notre établissement relève du groupe 1d des centres étrangers, dont le calendrier diffère de celui de la métropole. Les dates locales, tout comme la liste des deux disciplines scientifiques retenues, seront communiquées en temps voulu par les canaux officiels. Cette page sera mise à jour dès que ces informations seront disponibles.
PIX est le service public en ligne qui évalue et certifie les compétences numériques des élèves. Il s'appuie sur le cadre de référence commun à toute l'école française, organisé en cinq domaines.
En fin de cycle 4, la certification PIX est obligatoire pour tous les élèves. Elle se déroule au collège, au cours d'une session encadrée qui a lieu entre mars et juin, et confirme officiellement le niveau atteint. Cette attestation, reconnue nationalement, suit ensuite votre enfant : elle témoigne d'une autonomie numérique qui lui servira au lycée et au-delà.
Un point mérite l'attention des familles : la session du printemps ne fait que valider un travail mené toute l'année. Pour que la certification se passe sereinement, il est important que l'élève se positionne tôt sur la plateforme et enrichisse régulièrement son profil, plutôt que de tout découvrir au dernier moment. Les enseignants l'accompagnent en classe, mais quelques passages réguliers à la maison font la différence.
La technologie est l'une des disciplines qui nourrissent le plus directement ces compétences. En apprenant à programmer, à modéliser en 3D, à rechercher et vérifier une information technique, à comprendre les objets connectés et le traitement des données, ou encore à s'interroger sur la sécurité et l'impact environnemental du numérique, l'élève travaille plusieurs domaines du cadre de référence sans toujours s'en rendre compte.
Vous n'avez pas besoin d'être expert du numérique. Quelques gestes simples suffisent : lui demander où en est son profil, l'encourager à s'y connecter régulièrement plutôt que par à-coups, veiller à ce qu'il dispose d'un ordinateur ou d'une tablette et d'une connexion, et valoriser ses progrès plutôt que le score brut. L'esprit n'est pas celui d'un examen qui inquiète, mais d'un entraînement qui rend autonome.
Selon que vous êtes élève, parent ou professeur, les ressources ne sont pas les mêmes.
Les fiches d'activité, les quiz, les fiches de révision, niveau par niveau et séquence par séquence.
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